Post n°25 Les trans porcs

Où l'on traite de moyens de locomotion moderne, où il est aussi question d'un enfant prodigue et d'une parenthèse improbable et où l'on n'apprend pas que le pemier contact qu'à Daniel avec cette petite fille c'est au niveau de son mollet à lui et de ses dents à elle...

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/60/Walton_with_Leicester_-_Peterborough_East_train_geograph-2791492-by-Ben-Brooksbank.jpg

Autrefois, les hommes vivaient heureux. La terre était nourricière, les animaux chantaient et couraient en harmonie dans de joyeux pâturages et je ne mettais que 20 minutes pour aller au boulot... à pied. Et puis j'ai déménagé et j'ai retrouvé la hantise de tout banlieusards qui se respecte : les transports en commun !
Pendant ma scolarité, j'ai toujours eu la chance d'habiter à côté de mon lieu d'étude : 5min de l'école, 10min du collège et 5min du lycée. Et puis arriva la fac à Paris. Oh j'aurais pu choisir une fac plus proche, à vol d'oiseau, de mon lieu d'habitation mais, outre le fait qu'il n'y avait pas la filière que je voulais, c'était une époque où il était plus simple, et plus rapide, d'aller en transport à la capital que dans la ville d'à-côté. Plus simple et aussi moins frustrant : quand vous mettez une heure pour aller dans la ville d'à côté en transport alors que ça vous prendrait 15min pour y aller en voiture, vous vous dites que, quitte à perdre une heure dans les transports, autant éviter de se faire carotte. Bref tout ça pour dire que j'ai commencé à prendre les transports (en occurrence, bus, enchaîné sur rer, enchaîné sur tromé)... et que ça m'a vite saoulé : grosso modo j'avais deux choix :

  • la première option consistait à aller à la fac pendant les heures de pointe, et être sûr de pas trop attendre les différents transports. Le problème c'est que, avec cette option, je devais me taper l'odeur caractéristique de transpiration des transports bondés. Encore le matin, ça allait, les gens viennent de prendre leur douches, les filles sont encore fraîche reposées et jolies. Mais le soir, c'est une autre histoire, cheveux gras, tenue débraillées, haleine caféinées et transpiration de la journée au programme.
  • La deuxième option ? Éviter les heures de pointe mais n'avoir qu'un bus par heure... et le rater une fois sur deux. Oh combien de fois j'ai pesté contre ces bus qui passaient 2 min trop tôt, en me disant que jamais, au grand jamais, je ne voulais prendre les transports pour aller au boulot.

Bref arrive la thèse et mon premier salaire. Là, la première chose que je me suis dit, c'est ça :


En l'occurrence, comme pour aller au labo, je m'étais 1h30 depuis chez mes parents (oui, j'habitais encore chez mes parents à l'époque, je serai bien parti plus tôt de chez eux mais le problème c'est que j'avais pas une thune

L'autre: des pépètes !

Tiens, t'es revenu toi ?

L'autre: Oui mais je ne suis pas tout seul:


Elle : Et oui, j'ai choisi de le suivre !

mamamia)
et il me fallait me rapprocher de mon labo. J'ai donc choisi de m'installer à 10 minutes à pied de la bas. Oh joie, je pouvais aller pisser chez moi en cas d'envie pressante ! J'oubliais un truc au labo? Pas de problème : un petit aller-retour au pas de course, et c'était fait !

L'autre : La dernière fois t'as dit que t'étais à 20min à pied, essaie pas de mytho !
Nan, 20min c'était après, quand je me suis installé avec Rihanna.

Elle : Et donc les 10min, c'était le pied ?

Pas vraiment. En fait c'était pas assez pour faire vraiment la coupure avec le boulot.

L'autre : Olala, monsieur le snob, ouais 10minutes c'est pas assez. T'as pensé aux pauvres japonais qui se tapent 8h de transports par jour ?

Elle : Et 20 min c'est bien?

20 min, c'était impeccable, ça laissait le temps de changer de décors.

Elle : Et maintenant t'es à combien de temps ?

Oh, un peu plus d'une heure quand tout roule

Elle : Ah ouais, du coup, tu es perdant ?

L'autre : Genre tu t’intéresses à sa life... Lèche botte !

Oui et non, il y avait quand même un avantage à prendre les transports

Elle : Ah?

Eh bien quand j'ai commencé à aller bosser à pied, j'ai trouvé que j'avais plus le temps de lire. En fait mine de rien ça laisse le temps pour faire plein de chose les transports. Surtout maintenant qu'il y à les smartphones : quand je suis parti de chez mes parents, je venais d'en avoir un et c'était très pratique pour

L'autre : Photographier les jolies filles!

Non, pour écrire pardi. D'ailleurs le premier jet de ce post a été fait dans le métro !
Ah et maintenant que tu parles de jolies filles, c'est vrai que j'en voyais moins quand je prenais pas les transports. Maintenant chaque trajet me fait voir à quel point les filles sont belles à Paris le matin :)

 

INSTANT CLIFFANGHER

La transformation est un procédé qui a été devellopé il y a une dizaine d'années et qui permet de transformer n'importe quel humain en tueur sanguinaire avec des cheveux dorés, des yeux verts et un gouffre à la place du ventre. Après une transformation, le malade ne reconnait plus sa famille ou ses amis, et cherche à se battre avec tout être vivant de plus de 15 kilos.

Moi: T'as des antidotes?

Elle: Si j'avais ne serait ce que l'ombre d'un antidote, vu le prix du truc sur le marché noir, je l'aurais vendu depuis longtemps et me serais barrée dans un paradis fiscal très loin d'ici!

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