Post n°53 Bref, j'ai fait une série

Où Fiamoa parle de sa nouvelle série vidéo: Fiamoa Raconte des Histoires

L’Autre: Alors, on crée une chaîne YouTube comme ça et on oublie d'en tenir informé les vieux copains ?

Ba ça fait un moment que vous parlais de faire une série !

L’Autre: Ouais mais bon déjà ce que tu fais la n'a rien à voir avec ton projet initial... Et puis je pensais que cette idée c'était un peu comme pour le marathon : un truc lancé en l'air comme ça !

Oui c'est vrai qu'il m'arrive d'envisager de faire plein de truc, mais bon je suis un peu comme Google : je commence plein de projet et j'en abandonne une bonne partie

Elle: Et qu'est ce qui fait que tu vas aller au bout d'une aventure ?

Ba il faut essentiellement que le projet soit réalisable et qu'il soit compatible avec mon emploi du temps chargé (bon et que je me lasse pas, mais ça prend des fois des années avant que ça n'arrive)... Si on prend le marathon, en fait j'avais pas le temps de m’entraîner : j'ai eu le malheur de commencer la boxe, et je ne pouvais pas tout faire : krav, boxe et course, il a fallu choisir. Or comme la course m'intéressait moins que les autres, j'ai lâché l'affaire.

L’Autre: Et donc cette série, c'est quoi le thème ?

Je raconte des histoires

Elle: Quelles types d'histoire ?

Oh des histoires du monde, essentiellement des contes, des légendes et des épopées mais pas obligatoirement, le seul truc que je m'oblige à prendre des histoires élevées dans le domaine public, qui donc appartiennent à personne et à tout le monde à la fois

L’Autre: Ça a pas l'air très originale comme concept...

Et pourtant ça l'est...

L’Autre: Attends il y a plein de gens qui racontent des histoires, notamment de mythologie !

Non, lui, et la plupart des gens qui parlent de mythologie, expliquent les histoires mais ne les racontent pas

L’Autre: Comment ça?

Eh bien, comme on le voit ici, Benabarbe (le présentateur) explique ce qu'est le mythe de la toison d'or, mais il ne fait pas vivre son histoire : il n'y a pas de suspense, on ne ressent pas l'histoire avec les personnages : tout est fait avec une certaine distance. Or ça, pour moi, ce n'est pas raconter une histoire : c'est expliquer ce qu'il y a dedans. C'est comme si on comparait un film avec le résumé du film : pour le film : on est pris dans l'action, on éprouve des émotions : tristesse, joie, colère, peur. Pour le résumé, on apprend ce qui se passe mais point d'émotion, point de suspense. Vous voyez ce que je veux dire ?

L’Autre: Yeah
Elle: Oui

Or je trouve que certaines histoires gagneraient à être vraiment racontées : qu'on vive avec elles... je trouve que notre société ne fait pas assez de place à l'oralité, au fait de raconter des histoires : prenons les enfants : on leur lit des livres, mais on ne leur raconte pas histoire, avec leur lot d'oralité de variation, d'originalité. En fait, les seules histoires qu'on prend vraiment le temps de raconter maintenant, ce sont les blagues et les aventures personnelles, tout le reste on se contente d'expliquer les histoires, où éventuellement de lire des versions écrites, mais on ne les fait pas vivre, je trouve ça dommage... Du reste, d'être en mesure de refaire vivre des histoires super vieilles (4600 ans d'écart avec l'épopée de Gilgamesh putain) ça a un côté assez magique.

Elle: Du coup, tu as une approche un peu militante ?

Exactement, ça a un côté militant : montrer que des histoires peuvent se raconter, et qu'on peut prendre plaisir à les écouter. C'est con en soit, mais c'est un truc qui n'est pas souvent fait (même s'il y a de plus en plus d'initiatives en ce sens, comme celle-ci ) Enfin, le dernier point qui m’intéresse là-dedans : c'est de transmettre des histoires que je trouve vachement cool. J'ai toujours été passionné par les histoires qu'on trouve dans les mythologies : les grandes histoires grecques dans un premier temps, mais aussi celles du monde entier...

Elle: Et tu penses que ça va marcher ?

Je pense que si je raconte bien ces histoires, que j'y mets tout mon cœur et que je fais attention à avoir un minimum de qualité formelle, je devrais pouvoir toucher un public

Elle: Tu t'es quand même pas mal éloigné de ton projet initial de série !

N'est-ce pas ?

Elle: Pourquoi avoir bifurqué comme ça ?

Mhm, en fait au fur et à mesure que je rédigeais le scénar de la série, je me suis aperçu que je n'arrivais pas à trouver le ton qui me semblait adéquat à une chaîne YouTube : en fait à la base j'étais parti sur une série qui reprenait les codes à la fois des chaînes YouTube de vulgarisation scientifique mais aussi de vlog mais dans une optique fictionnelle. Or je n'arrivais pas très bien à jongler entre les deux : je craignais notamment que le côté scientifique qui était central dans cette histoire soit un peu trop chiant... En fait, j'avais l'impression de me lancer vers une œuvre trop novatrice pour trouver un public. Peut-être que je la ferai un jour quand je maîtriserai un peu mieux les codes de la chaîne YouTube et que j'aurais une communauté qui sera prête à me suivre dans mes élucubrations... Mais bon, on verra bien :)

 

PS Bon, j'ai oublié de vous le dire dans la vidéo, mais si celle-ci vous plait, n'hésitez pas à vous abonner et à mettre un pouce vers le haut en dessous de la vidéo sur YouTube: ça permettra d'augmenter la visibilité de la vidéo et donc le nombre de vues, et ça, ça me ferait zizir!

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